Faire chiffrer une installation électrique neuve, c’est souvent recevoir une fourchette vague — entre 80 et 150 € par mètre carré — sans jamais comprendre pourquoi deux devis pour la même maison peuvent s’écarter de 4 000 €. Pour une maison de 90 m², comptez entre 7 200 et 13 500 € ; pour 100 m², entre 8 000 et 15 000 € ; pour 120 m², entre 9 600 et 18 000 € ; pour 150 m², entre 12 000 et 22 500 €. Ces fourchettes s’entendent fourniture et pose, hors chauffage électrique et hors raccordement Enedis. Ce qui fait bouger l’aiguille, c’est la décomposition du devis : le tableau électrique et ses protections, le câblage et les gaines ICTA, la main-d’œuvre de l’électricien, les saignées, les appareillages, la VMC, la domotique, la mise à la terre, le passage au Consuel et enfin le branchement. Voici comment lire chacun de ces postes pour obtenir un budget fiable.
- Le prix d’une installation électrique neuve se situe entre 80 et 150 € par m², fourniture et main-d’œuvre comprises, hors chauffage électrique et hors raccordement Enedis.
- Le devis se décompose en trois grands blocs : matériel (tableau, câbles, appareillage), main-d’œuvre (30 à 100 € / heure TTC) et prestations annexes (saignées, Consuel, raccordement).
- Le chauffage électrique ajoute plusieurs circuits dédiés et peut alourdir la facture de 2 000 à 5 000 € selon la surface et le type d’équipement.
- Demander plusieurs devis permet d’économiser 15 à 25 % sur le prix final ; encore faut-il savoir comparer les lignes à périmètre identique.
- Le raccordement Enedis et le coffret de branchement sont distincts du devis électricien et représentent un poste à budgéter séparément.
Table des matières
prix d’une installation électrique neuve : les ordres de grandeur

La fourchette de 80 à 150 € par m² est le premier repère à retenir pour une installation électrique neuve en construction, main-d’œuvre incluse. Elle recouvre des réalités très différentes : un appartement neuf en pose encastrée standard avec appareillage milieu de gamme se situe plutôt vers 80-100 € / m², tandis qu’une maison individuelle avec chauffage électrique, VMC double flux, réseau RJ45 et prédisposition domotique peut dépasser 130 € / m² sans difficulté.
Pour une maison neuve de 100 m², le coût moyen constaté oscille entre 10 000 et 15 000 € fourniture et pose, hors chauffage électrique. C’est la référence la plus citée par les professionnels, et elle correspond à un niveau d’équipement standard : tableau 3-4 rangées, appareillage de milieu de gamme, circuits conformes à la norme NF C 15-100, sans option particulière.
| Surface | Entrée de gamme | Standard | Confort / options |
|---|---|---|---|
| 90 m² | 7 200 € | 9 500 € | 13 500 € |
| 100 m² | 8 000 € | 11 000 € | 15 000 € |
| 120 m² | 9 600 € | 13 500 € | 18 000 € |
| 150 m² | 12 000 € | 17 000 € | 22 500 € |
Ces montants s’entendent TTC, avec TVA à 20 % applicable en construction neuve. Ils excluent systématiquement le raccordement Enedis, le branchement électrique proprement dit (coffret, câble, tranchée), et le passage au Consuel. Ces trois postes s’ajoutent et peuvent représenter 1 500 à 4 000 € supplémentaires selon la distance au réseau.
Ce qui est généralement inclus dans un devis standard :
- fourniture et pose du tableau électrique avec disjoncteurs et interrupteurs différentiels ;
- câblage complet en gaines ICTA encastrées dans les saignées ;
- prises et interrupteurs en nombre conforme à la norme NF C 15-100 ;
- points d’éclairage ;
- mise à la terre ;
- essais et vérifications avant réception ;
- dossier de conformité pour le Consuel (parfois en option selon l’électricien).
Ce qui est généralement exclu et doit faire l’objet de lignes séparées :
- raccordement Enedis et branchement ;
- chauffage électrique (radiateurs, plancher chauffant, ballon thermodynamique) ;
- VMC ;
- prises RJ45 et coffret de communication ;
- GTB / domotique ;
- prises extérieures et éclairage de jardin ;
- borne de recharge véhicule électrique.
Comprendre ce périmètre est la première condition pour comparer deux devis à égalité. La section suivante détaille comment chaque poste se décompose en matériel, main-d’œuvre et prestations annexes.
de quoi se compose un devis : matériel, main-d’œuvre et prestations
Un devis d’électricien sérieux ne se résume pas à un prix global au m². Il distingue au minimum trois blocs : la fourniture du matériel, la main-d’œuvre et les prestations annexes. C’est dans l’écart entre ces trois blocs que se cachent la plupart des différences de prix entre professionnels.
Le matériel représente généralement 40 à 55 % du devis total. Il comprend :
- le tableau électrique avec ses disjoncteurs de branchement, disjoncteurs de circuit et interrupteurs différentiels : comptez 800 à 1 200 € pour un tableau basique 2 rangées, 1 200 à 1 800 € pour un tableau standard 3-4 rangées, et 1 800 à 2 500 € pour un tableau évolutif 4 rangées et plus, fourni et posé ;
- le câblage : fils 1,5 mm² pour l’éclairage, 2,5 mm² pour les prises, 6 mm² pour les circuits spécialisés cuisine et chauffage ;
- les gaines ICTA et les conduits de protection ;
- l’appareillage : prises, interrupteurs, va-et-vient. Un interrupteur basique coûte environ 3 €, un modèle haut de gamme dépasse 60 € ; une prise standard posée revient à 40-80 €, une prise spécialisée four ou plaque à 80-150 € ;
- le coffret de communication, obligatoire en construction neuve : il ajoute 200 à 500 € au budget.
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La main-d’œuvre représente 45 à 55 % du total. Le tarif horaire d’un électricien qualifié oscille entre 30 et 100 € TTC de l’heure selon la région, le niveau de qualification et la taille de l’entreprise. Un artisan indépendant facture souvent 40-60 € / heure ; une entreprise avec salariés et garantie décennale se situe plutôt entre 60 et 90 € / heure. Pour une maison de 100 m², le volume de main-d’œuvre représente typiquement 80 à 150 heures de travail selon la complexité.
Les prestations annexes sont souvent sous-estimées :
- saignées et percements : si l’électricien les réalise lui-même (fréquent en maison individuelle), comptez 500 à 1 500 € selon le nombre de cloisons et la dureté des matériaux ;
- rebouchage et finitions : parfois inclus, parfois renvoyés au plâtrier ;
- plans électriques et schémas unifilaires : inclus dans les devis sérieux, mais parfois facturés en option ;
- essais et vérifications : mesures d’isolement, vérification de la mise à la terre, test des protections différentielles ;
- dossier Consuel : la visite de conformité est obligatoire avant la mise en service ; certains électriciens l’incluent, d’autres la facturent séparément (environ 150 à 300 €).
La garantie décennale de l’électricien couvre les dommages compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination pendant dix ans. Vérifiez toujours qu’elle figure sur le devis, ainsi que le numéro SIRET et l’inscription à la chambre de commerce du professionnel.
Maintenant que la structure du devis est claire, il faut comprendre pourquoi le prix au m² varie autant d’un projet à l’autre.
ce qui fait varier le prix au m² : surface, complexité et niveau d’équipement
Le prix au m² n’est pas linéaire. Une maison de 150 m² ne coûte pas deux fois plus cher qu’une maison de 75 m², car certains postes (tableau, raccordement, déplacements) sont fixes quelle que soit la surface. En revanche, d’autres facteurs font grimper le coût unitaire de manière significative.
La configuration du logement est le premier levier. Une maison à étages coûte 10 à 15 % de plus qu’un plain-pied de même surface, en raison des montées de câbles entre niveaux, des percements de planchers et du temps de pose supplémentaire. Chaque pièce additionnelle représente 500 à 1 200 € de travaux électriques supplémentaires, car elle implique au minimum un ou deux circuits, plusieurs prises et un ou plusieurs points lumineux.
Le nombre de points électriques est le deuxième facteur. La norme NF C 15-100 impose des minima : 5 prises dans un séjour de 20 m², 6 prises en cuisine dont 4 au-dessus du plan de travail, 3 prises par chambre. La cuisine concentre à elle seule 8 à 12 prises dans une installation bien conçue, avec des circuits dédiés pour le four, la plaque de cuisson, le lave-vaisselle et le réfrigérateur. Le budget électricité d’une cuisine se situe souvent entre 1 500 et 3 000 €.
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Le type de pose influence directement le coût de main-d’œuvre. En construction neuve avec cloisons en placo, la pose encastrée en gaines ICTA est standard et rapide. En rénovation ou sur murs en béton, les saignées sont plus longues à réaliser et plus coûteuses à reboucher. En pose apparente (chemin de câbles, moulures), le matériel est moins cher mais la finition est plus longue.
Le niveau d’appareillage peut faire varier le budget matériel de 20 à 40 %. Passer d’une gamme entrée de gamme à une gamme premium sur l’ensemble des prises, interrupteurs et va-et-vient d’une maison de 100 m² représente facilement 1 500 à 3 000 € d’écart.
Les options constituent le troisième bloc de variation :
- réseau RJ45 : une prise RJ45 posée coûte 60 à 100 € ; câbler 6 à 8 prises dans une maison ajoute 500 à 800 € ;
- VMC : le câblage et le raccordement d’une VMC simple flux ou double flux ajoute 200 à 600 € selon la configuration ;
- GTB / domotique : la prédisposition pour un système domotique (bus KNX, fil pilote, commandes centralisées) peut ajouter 1 000 à 5 000 € selon l’ambition du projet ;
- éclairage extérieur et prises de jardin : comptez 300 à 800 € pour un équipement de base ;
- borne de recharge IRVE : entre 800 et 2 000 € posée selon la puissance.
La localisation géographique joue également : les tarifs horaires en Île-de-France ou sur la Côte d’Azur sont structurellement plus élevés qu’en zone rurale. L’écart peut atteindre 20 à 30 % sur la partie main-d’œuvre. Le cas le plus structurant reste toutefois le choix d’inclure ou non le chauffage électrique dans l’installation.
cas particulier : avec ou sans chauffage électrique
Le chauffage électrique est le poste qui modifie le plus profondément la structure d’une installation. Il ne s’agit pas simplement d’ajouter quelques prises : chaque appareil de chauffage nécessite un circuit dédié depuis le tableau, un câble de section appropriée (généralement 2,5 mm²) et une protection individuelle. Pour une maison de 100 m² avec 6 à 8 radiateurs électriques, cela représente 6 à 8 disjoncteurs supplémentaires et autant de départs câblés depuis le tableau.
Conséquence directe : le tableau doit être dimensionné en conséquence. Un tableau standard 3-4 rangées peut suffire sans chauffage électrique ; avec chauffage, on passe souvent à un tableau 4 rangées ou plus, ce qui fait mécaniquement monter le coût du tableau (1 800 à 2 500 € fourni et posé pour un tableau évolutif 4+ rangées).
Les différents types de chauffage électrique ont des implications distinctes :
- radiateurs électriques à inertie ou à rayonnement : solution la plus simple à câbler, un circuit par appareil, fil pilote possible pour le délestage et la programmation ;
- plancher chauffant électrique : nécessite un câblage sous chape, un thermostat par zone et des circuits dédiés ; la pose est plus complexe et doit être coordonnée avec les autres corps de métier ;
- ballon d’eau chaude thermodynamique : circuit dédié 2,5 mm² ou 4 mm², souvent raccordé en heures creuses via un contacteur jour/nuit ;
- système de délestage : obligatoire au-delà d’une certaine puissance souscrite, il ajoute un module spécifique au tableau et un câblage de communication entre les appareils.
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En termes de budget, le surcoût lié au chauffage électrique (circuits, tableau renforcé, fil pilote, délestage) se situe généralement entre 2 000 et 5 000 € pour une maison de 100 à 120 m², sans compter le prix des appareils de chauffage eux-mêmes. Pour un plancher chauffant électrique, le surcoût de l’installation électrique seule (hors matériau chauffant) peut dépasser 3 000 €.
La GTB ou domotique de chauffage (thermostat connecté, pilotage par zone, programmation centralisée) ajoute encore une couche de complexité et de coût : 500 à 2 000 € selon le niveau d’intégration souhaité. Ces systèmes permettent cependant des économies d’énergie réelles sur le long terme, ce qui peut justifier l’investissement initial.
Ces éléments permettent maintenant de construire des scénarios chiffrés concrets pour les surfaces les plus recherchées.
exemples de budgets pour 90, 100, 120 et 150 m²

Les scénarios suivants reposent sur des hypothèses explicites : maison individuelle de plain-pied (sauf mention contraire), pose encastrée en gaines ICTA, appareillage milieu de gamme, norme NF C 15-100 respectée, sans raccordement Enedis ni branchement. Les prix s’entendent TTC.
Maison de 90 m² — 4 pièces principales
| Scénario | Hypothèses | Budget estimé | Prix / m² |
|---|---|---|---|
| Entrée de gamme | Tableau 2 rangées, appareillage basique, sans chauffage élec. | 7 200 € | 80 € |
| Standard | Tableau 3 rangées, appareillage milieu de gamme, VMC | 9 500 € | 105 € |
| Confort | Tableau 4 rangées, chauffage élec., RJ45, domotique partielle | 13 500 € | 150 € |
Maison de 100 m² — 4 à 5 pièces principales
| Scénario | Hypothèses | Budget estimé | Prix / m² |
|---|---|---|---|
| Entrée de gamme | Tableau 2-3 rangées, sans chauffage élec., appareillage basique | 8 000 € | 80 € |
| Standard | Tableau 3-4 rangées, VMC, coffret communication, appareillage milieu | 11 000 € | 110 € |
| Confort | Tableau 4+ rangées, chauffage élec. (6 circuits), RJ45, domotique | 15 000 € | 150 € |
Maison de 120 m² — 5 pièces, plain-pied
| Scénario | Hypothèses | Budget estimé | Prix / m² |
|---|---|---|---|
| Entrée de gamme | Tableau 3 rangées, sans chauffage élec. | 9 600 € | 80 € |
| Standard | Tableau 3-4 rangées, VMC, coffret communication | 13 500 € | 112 € |
| Confort | Tableau 4+ rangées, chauffage élec. (8 circuits), RJ45, domotique, borne IRVE | 18 000 € | 150 € |
Maison de 150 m² — 6 pièces, avec étage
| Scénario | Hypothèses | Budget estimé | Prix / m² |
|---|---|---|---|
| Entrée de gamme | Tableau 3 rangées, sans chauffage élec., plain-pied | 12 000 € | 80 € |
| Standard | Tableau 4 rangées, étage (+12 %), VMC, coffret communication | 17 000 € | 113 € |
| Confort | Tableau 4+ rangées, chauffage élec. (10 circuits), RJ45, domotique, borne IRVE, éclairage extérieur | 22 500 € | 150 € |
Pour la maison à étage de 150 m², le surcoût de 10 à 15 % lié à la configuration sur deux niveaux est intégré dans le scénario standard. La cuisine reste le poste le plus dense : dans tous ces scénarios, elle représente 1 500 à 3 000 € à elle seule, avec ses circuits dédiés pour le four, la plaque, le lave-vaisselle et le réfrigérateur.
Ces budgets ne couvrent pas le raccordement au réseau public, qui constitue un poste distinct et souvent mal anticipé.
branchement et raccordement électrique : combien ça coûte et ce que cela couvre
Le raccordement électrique d’une maison neuve implique deux intervenants distincts et deux budgets à ne pas confondre : Enedis d’un côté, l’électricien de l’autre.
Le raccordement Enedis correspond à la connexion du réseau public jusqu’au coffret de branchement en limite de propriété. Son coût dépend de la distance au réseau, du type de branchement (aérien ou souterrain) et de la puissance souscrite. Il est facturé directement par Enedis, selon un barème réglementé. Pour un branchement souterrain standard, comptez entre 1 000 et 3 000 € selon la longueur de tranchée à réaliser. Ce montant est réglé au gestionnaire de réseau, pas à l’électricien.
Le branchement électrique, au sens de la liaison entre le coffret de branchement en limite de propriété et le tableau électrique à l’intérieur de la maison, est lui à la charge du maître d’ouvrage. Il comprend :
- le coffret de branchement (ou coffret de coupure) en limite de propriété ;
- le câble de liaison entre le coffret et le tableau (section 16 à 25 mm² selon la puissance) ;
- la tranchée si le câble passe en souterrain ;
- le disjoncteur de branchement en tête de tableau.
Ce poste est parfois inclus dans le devis de l’électricien, parfois traité séparément. Il faut systématiquement le vérifier. Le coût de cette liaison intérieure se situe généralement entre 500 et 1 500 € selon la distance entre le coffret et le tableau et la nécessité de réaliser une tranchée.
La mise à la terre est réalisée par l’électricien : elle consiste à planter un piquet de terre ou à utiliser les armatures de la fondation (prise de terre en fond de fouille), puis à relier l’ensemble des masses métalliques et des circuits à ce point de référence. Ce poste est normalement inclus dans le devis d’installation, mais mérite d’être vérifié explicitement.
Enfin, le passage au Consuel est l’étape de validation de la conformité de l’installation à la norme NF C 15-100 avant la mise en service. Sans attestation Consuel, Enedis ne procède pas à la mise en service. Le coût de la visite de contrôle est d’environ 150 à 300 €. Certains électriciens l’incluent dans leur devis, d’autres la facturent en option. À vérifier impérativement.
Une fois ces postes budgétés, il reste à comprendre comment les normes et les erreurs fréquentes peuvent faire déraper la facture.
normes, consuel et erreurs qui font exploser la facture
La norme NF C 15-100 est la référence réglementaire de toute installation électrique en France. Elle est obligatoire pour tout logement neuf ou rénové. Elle définit le nombre minimal de prises par pièce, les circuits spécialisés obligatoires (cuisine, salle de bains, lave-linge), les protections différentielles, la mise à la terre, les sections de câbles et les distances de sécurité. Un électricien qui ne la mentionne pas dans son devis est un signal d’alerte.
Les exigences clés à vérifier dans un devis :
- présence d’un interrupteur différentiel de tête (type A ou AC selon les circuits) ;
- circuits spécialisés pour four, plaque, lave-linge, lave-vaisselle, réfrigérateur ;
- circuit dédié pour la salle de bains (avec différentiel 30 mA) ;
- mise à la terre de tous les appareils et masses métalliques ;
- liaisons équipotentielles en salle de bains ;
- nombre de prises conforme par pièce ;
- section des câbles adaptée à chaque usage.
Les erreurs fréquentes qui font exploser la facture en cours de chantier :
- plans électriques transmis trop tard : si l’électricien commence sans plan définitif, les modifications en cours de pose sont facturées en travaux supplémentaires ;
- options ajoutées après signature du devis : chaque prise RJ45, chaque point d’éclairage extérieur ou chaque circuit de chauffage ajouté en cours de chantier est facturé à un tarif unitaire souvent plus élevé que dans le devis initial ;
- sous-dimensionnement du tableau : choisir un tableau trop petit pour économiser 200 € au départ oblige souvent à le remplacer entièrement lors d’une extension ou d’un ajout de chauffage, pour un coût bien supérieur ;
- oubli du coffret de communication : obligatoire en construction neuve, il est parfois omis dans les devis low-cost et doit être ajouté en urgence ;
- coordination insuffisante avec les autres corps de métier : si les saignées ne sont pas réalisées avant le plâtrage, le coût de reprise est significatif.
Les leviers d’optimisation sans compromettre la sécurité :
- choisir un appareillage milieu de gamme plutôt que premium sur les prises et interrupteurs des pièces secondaires, et réserver le haut de gamme aux pièces de vie ;
- prévoir dès le départ les gaines vides pour les passages futurs (RJ45, domotique), ce qui coûte peu à la pose et évite des travaux coûteux plus tard ;
- dimensionner le tableau avec une rangée de réserve pour les extensions futures ;
- demander que les plans électriques soient inclus dans le devis plutôt qu’externalisés.
Avec ces repères en main, il est possible de construire une demande de devis solide et de comparer les offres sur des bases objectives.
comment obtenir un devis fiable et comparable
La première règle est de ne jamais demander un devis sans plan. Un électricien qui chiffre au m² sans avoir vu le plan de masse, le plan des pièces et la liste des points électriques souhaités ne peut pas produire un devis fiable. Préparez un dossier complet avant toute consultation.
Check-list du dossier de demande de devis :
- plan coté de chaque niveau avec position des pièces ;
- liste des points électriques souhaités pièce par pièce (prises, points lumineux, va-et-vient, prises spécialisées) ;
- gamme d’appareillage souhaitée (entrée de gamme, milieu, premium) ;
- présence ou non de chauffage électrique, type et nombre d’appareils ;
- réseau RJ45 : nombre de prises et localisation ;
- VMC : type (simple ou double flux) et position ;
- prises et éclairages extérieurs ;
- domotique ou prédisposition ;
- borne de recharge véhicule électrique ;
- puissance souscrite envisagée (6, 9, 12 kVA…).
Comment comparer deux devis ligne à ligne :
- vérifier que le périmètre est identique (mêmes points électriques, même gamme d’appareillage) ;
- distinguer la part matériel et la part main-d’œuvre pour identifier où se situe l’écart ;
- vérifier que les saignées, le rebouchage et les finitions sont inclus ou exclus de la même façon ;
- contrôler que le Consuel et les essais sont mentionnés ;
- vérifier la présence de la garantie décennale et du numéro SIRET ;
- s’assurer que la TVA applicable (20 % en neuf) est bien précisée.
Demander plusieurs devis est systématiquement recommandé : les données du secteur montrent qu’il est possible d’économiser 15 à 25 % sur le prix final en comparant trois offres à périmètre identique. Attention cependant à ne pas choisir uniquement sur le prix : un devis très bas peut masquer un appareillage bas de gamme, une absence de garantie décennale ou une sous-évaluation du temps de pose qui se traduira par des travaux supplémentaires.
Prévoyez au moins deux visites chantier avec l’électricien retenu : une avant le démarrage pour valider le plan définitif et une en cours de pose pour vérifier la conformité avec le devis. Ces visites permettent d’éviter les mauvaises surprises à la réception.
FAQ
Quel est le prix au m2 d’une installation électrique neuve ?
Le prix d’une installation électrique neuve se situe entre 80 et 150 € par m², main-d’œuvre et fourniture incluses, hors chauffage électrique et hors raccordement Enedis. Le bas de la fourchette correspond à un équipement standard sans option ; le haut intègre chauffage électrique, réseau RJ45 et domotique.
Quel budget pour une installation électrique ?
Pour une maison neuve de 100 m², comptez entre 8 000 et 15 000 € TTC pour une installation complète hors chauffage électrique. Avec chauffage électrique et options (VMC, RJ45, domotique), le budget peut atteindre 15 000 à 20 000 €. Pour 150 m², la fourchette va de 12 000 à 22 500 €.
Quel est le prix moyen d’un branchement électrique pour une maison ?
Le raccordement Enedis (réseau public jusqu’au coffret en limite de propriété) coûte entre 1 000 et 3 000 € selon la distance et le type de branchement. La liaison intérieure entre le coffret et le tableau, réalisée par l’électricien, ajoute 500 à 1 500 €. Le passage au Consuel représente 150 à 300 € supplémentaires.
Combien coûte la main d’œuvre pour une installation électrique ?
Le tarif horaire d’un électricien qualifié est compris entre 30 et 100 € TTC de l’heure selon la région et la structure de l’entreprise. La main-d’œuvre représente 45 à 55 % du devis total. Pour une maison de 100 m², le volume de main-d’œuvre est typiquement de 80 à 150 heures.
Chiffrer une installation électrique neuve avec précision demande de sortir du seul prix au m² et de décomposer chaque poste : tableau, câblage, appareillage, main-d’œuvre, prestations annexes et raccordement. Un dossier complet transmis à plusieurs professionnels qualifiés, avec plan et liste des points électriques, reste la meilleure garantie d’obtenir des devis comparables et un budget maîtrisé jusqu’à la mise en service.




